| Achille Talon |
Scénariste: Greg
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Achille Talon: Je lis ici une critique abjecte. Avec des commentaires bêtes. La stupidité l'y dispute à l'incompétence. Prose navrante au service de conceptions grotesques. Bref, une critique…
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Policier: Chef, j'ai trouvé ce gros particulier
à la porte de chez cet autre, mais ce n'était pas vraiment l'autre qui habitait
là, je crois bien que c'est le gros…
Barnabé: Excusez-moi mais je dois avoir oublié
quelque chose…
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Achille Talon [téléphone]: Allo ?... Mmh ?... Me porter garant de QUOI ?... L'honorabilité de Lefuneste ?... Vous êtes le roi du rire, commissaire…
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Achille Talon: Virgule ! Vous n'y songez pas
!?!... Un tel voyage ne s'improvise pas ! Et puis… Vous, dans la jungle hostile…
Les cannibales… les bêtes fauves… les fièvres… rien ne vous prépare à de telles
épreuves…
Arthur de Glouswallow: Hups… 'tention. Je vais
slalomer entre ces deux camions, là…
Achille Talon: Mon intérieur fait des nœuds à humilier un marin !... Sans compter que les gâteries régionales n'arrangent rien. C'est la première fois que j'entends ma vésicule hurler d'effroi. Le fumet du dîner a dû lui parvenir à travers mes pores dilatés par la contrariété.
Guerillero Domisoldo Diez: Les tyrans au pouvoir sont si sûrs d'être un jour débarqués qu'ils forment déjà leurs guerrilleros pour prendre le maquis quand je serai président… Ils ont un camp d'entraînement à vingt kilomètres d'ici… Quand je serai maître du pays, je réprimerai sévèrement ce terrorisme inadmissible, mais d'ici là…
Chef Rumbatango: Moi mettre au point stratégie compétitive: nous suivre, nous voir quoi eux trouver, nous tuer tout le monde, et nous riches, toc… Les gringos appellent ça l'économie prévisionnelle.
Colonel Paprika: Et de quelle arme êtes-vous
réserviste, caballero ?
Chef Rumbatango: Moi y en a vous proposer de résumer ma pensée: la plus insignifiante de nos armes est imprégnée jusqu'au trognon de poisons variés dont les effets instantanés soulèvent rarement l'hilarité des victimes.
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Envoi de: Vendek1
Papa Talon: HORS D'ICI, FILS INDIGNE !
Papa Talon: Une éducation titanesque, l'exemple inlassable de la perfection paternelle, les plus admirables fessées de toute l'histoire de la puériculture, une formation morale dont la rectitude pourrait servir de fil à plomb, et tout ça pour arriver à quoi ? À CE QUE TU FASSES SANGLOTER TA MÈRE, JEUNE CHEVELU ! J'ATTENDS TES EXPLICATIONS !
Papa Talon: Nous avons jusqu'ici mené une vie paisible, à peine traversée de deux ou trois séïsmes, de quelques fous criminels, de l'un ou l'autre fauve mangeur d'hommes et de Lefuneste. Trois fois rien. Mais cette fois, si on ne se hâte pas de tout m'expliquer, je…
Papa Talon: Et pourriez-vous m'expliquer, Madame,
comment le fruit joufflu de notre union pourrait être Roi sans que son modeste
père en soit informé ?
Abzkon XIII: Mon petit gars, ce n'est pas parce qu'on va sauver l'avenir de ce crétin de pays à nous deux qu'on ne pourrait pas rigoler un peu ! A la tienne, Talon ! C'est nous qu'on est les rois !
Achille Talon: CIEL ! J'AI ÉGARÉ MON CARBURATEUR !
Achille Talon: Il y a des moments où je me demande
si ce départ n'est pas un peu précipité… Après tout, qui nous dit que les zôtres
n'auraient pas fini par m'aimer ?
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Achille Talon: J'ai décidé que je vous méprisais une fois pour toutes, et le chapelet de vos perfidies, vous pouvez vous en faire une chaîne d'arpenteur pour aller mesurer l'Alaska. Au moins là, vous avez une chance d'étonner le public. Les attractions y sont rares, et on se contente de peu !
Maman Talon: Ce n'est plus vivable, Achille. Il a mis l'ampoule de ma lampe de chevet dans sa bouche, et ça s'est allumé quand… non ! Je ne te dirai pas où il a branché la prise, mais je suis sûre que c'est très mauvais pour sa santé !
Lefuneste: Talon, je rends hommage à la célérité avec laquelle vous passez de la théorie à la pratique. Vous dites: j'envisage de découvrir de l'eau, et plouf ! Une seconde plus tard, nous sommes plongés dans une mare fétide et un océan d'admiration.
Ministre Molloptiga: Voilà, Bon Papa… Hum. Tu sais
qu'en quelques années, les choses ont quelque peu évolué sur ce continent. Entre
ta génération, qui n'était pas très différente des cent précédentes, et la
mienne, il y a eu subitement des modifications…
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Samson Fo-Pli: Lao-Tseu s'est épuisé à le dire:
celui qui méprise l'improbable est comme la chenille qui, s'élançant à travers
le sentier, refuse de croire qu'on en aura fait une autoroute avant qu'elle
n'atteigne l'autre côté !... Et sproutch donc.
Miss Crag: Bien qu'ayant bâti une des fortunes les plus colossales du monde, Monsieur Larjan-Content n'a jamais oublié qu'il était un homme simple. Il tient à ce que son fils sache, lui aussi, qu'il existe des gens. Au square, nous voyons la plèbe, et Bastien-Robert apprend ainsi à s'en accomoder… C'est très important, l'éducation…
Samson Fo-Pli: Confucius lui-même serait demeuré béat devant la luminosité de cette analyse. Honorable ami, si la nature vous avait sculpté un physique à la mesure de votre cerveau, c'est bien simple: vous seriez beau !
Général Surrender: NON, Lieutenant Wetback, il n'y a pas de raison particulière pour que l'ennemi soit chinois. ÇA VA DE SOI ! Si vous lisiez un peu plus souvent la presse américaine, si vous écoutiez la radio et regardiez la télévision américaines, vous en cauchemarderiez peut-être un peu plus souvent la nuit, des chinois ! La nuit étoilée comme notre bannière je vous le rappelle Lieutenant Wetback !... Cela dit, j'ai naturellement choisi l'ennemi au hasard pour les besoins de notre exercice. Vous n'ignorez pas, messieurs, que s'il y a une chose au monde que je déteste plus encore que les chinois, c'est le racisme.
Sillon Labour: Faites vos prières !
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Général Ahuéadia: Les négociations seront simples et faciles, caballeros: VOUS M'ACCORDEZ TOUT QUOI QUÉ Y'É DEMANDE, OU YÉ FOUSILLE OUNE PERSONNE PAR MINOUTE. Asseyez-vous et bouvez quelqué chose…
Maman Talon: Tout de même, j'aurais bien sommeillé
un tout petit tantinet, moi…
Alphonse Van de Moussebock: Eh bien, tu sais, fieu, ça n'est pas pour dire, hein. Mais quand toi tu commences une fois à remuer le bazar, on peut s'accrocher à ses bretelles. Si on t'avait eu avec en Belgique en 1830, quand on a mis les zollandais à la porte, ils se seraient retrouvés à Stockholm !
Général Ahuéadia: SILENCE PERFIDE ! Chaque parole qué tou prononces vocalement n'est qu'oune voloubilité souspecte dont la loquacité remplit de mots oun discours qui né mé dit rien qui vaille !
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Lefuneste: Il n'existe que deux cas dans lesquels vous m'appelez Hilarion: quand vous complotez de m'emprunter de l'argent, ou quand nous sommes bêtement solidaires dans de graves ennuis… Que dois-je croire ?...
Aubert: Je me demande ce que sont devenus nos
compagnons des autres canots…
Lefuneste: TALON ! Mon Talon à moi !... Il s'est sacrifié ! Il se laisse déchirer à ma place !... C'est la fin d'une belle aventure ! Le drame serait complet si je n'étais personnellement sauf !
Aubert: Allons, notre rôle est fini, il faut laisser la main au culte…
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Facteur: Entendez-vous ces sonorités jupitériennes, évoquant à la fois le klaxon d'un dix-tonnes et l'hippopotame lassé du célibat ? C'est monsieur Talon, Achille, au 13… En revanche: voix de fausset, accents familiers de tous les chats des dessins animés, gargouillements de l'évier qu'on débouche: Hilarion Lefuneste, voisin du premier, au 15… toc.
Lefuneste: Ecoeuré du spectacle de votre inutilité,
j'ai décidé de travailler !
Achille Talon: Qu'importe le klaxon pourvu qu'on ait l'adresse.
Agent de Police: Messieurs, laissez-moi tout d'abord vous remercier. Car l'émotion m'étreint… Cinq ans !! Il y aura cinq ans aux fraises, messieurs, que je suis affecté à la sortie de l'autoroute sur Pympan-Faraud !... Cinq ans !... C'est très long… MAIS VOUS VENEZ DE PULVÉRISER LE SPECTRE DE LA MONOTONIE !
Papa Talon: Tu tiens de ta mère une certaine suite dans les idées. Je suis sûr que si tu avais été capitaine du Titanic, c'est l'iceberg qui aurait fini par avoir tort !
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Achille Talon: Si vous avez un petit rôle libre… Je vous signale qu'à la
communale, déjà, je récitais fort bien…
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Achille Talon: Mais… Mais cette fleur a trépassé !
Lefuneste: A vous l'honneur, Talon: engagez tous les frais qu'il faudra, mon vieux. Même pauvre vous resterez mon ami. Ou du moins mon voisin. Si.
Camionneur: Ditez-donc, là, l'homme au nez rouge… Vous seriez gentil de le faire passer au vert et de dégager la rue. J'ai un horaire à respecter.
Achille Talon: Qu'est-ce que c'est que ça ?
Papa Talon: Tu sais, ton propre aspect ne porterait pas non plus à un diagnostic tellement enthousiaste… Sauf auprès d'un taxidermiste…
Achille Talon: VOUS L'AVEZ VU, MON DOIGT ? VOUS NE REMARQUEZ RIEN ?
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Contrôleur Fiscal: Je vois ici que vous
entretenez à grands frais une collection de voitures anciennes… Le luxe le
dispute à l'ostentation. On croit rêver. Fripon…
Contrôleur Fiscal: Je n'ai pas bien entendu
votre nom, mon cher cousin...
Chauffeur: Mon pauvre monsieur, j'ai failli vous
frôler ! Vous ne souffrez de rien, au moins ?...
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Lefuneste: Mais, Talon, vous n'y pensez pas ?!?... Voyons !?!... Vous, mon voisin, conciliant et affable ! Vous, l'érudit pétaradant ! La fièvre de l'indignation vous égare !... Vous vous colletez comme un vulgaire personnage de mauvaise bande dessinée !!!
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Achille Talon: MON AUTOMOBILE EST À NOUVEAU TOUTE ÉRAFLÉE ! CHAQUE FOIS QUE JE SORS AVEC VOUS, MON ASSUREUR QUADRUPLE MES PRIMES ET MON GARAGISTE DOIT S'ALITER PARCE QUE ÇA LUI FAIT MAL DE RIRE COMME CA !
Carte de Visite: Alambic Dieudonné Corydon TALON : Ancien Témoignage Vivant du Bien-Fondé des Bataillons Disciplinaires d'Afrique - Gustateur Patenté en Houblons Distillés - Homme de Goût - Electeur et Epoux.
Lebeumans: Eh bien, alors, ici, une fois ?
Qu'est-ce que vous attendez pour lui loger une balle entre les yeux ?
Chef de Chantier: Les charges sautent ! Les
charges sautent ! Nous sommes responsables d'une avalanche de meurtres !...
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Achille Talon: En somme - si j'ose dire - le
système du "tout-est-gratuit" de Trokhatouva ne vous inspire pas plus de
confiance qu'à moi ?
Chef Préhistorique: Noble tribu des Chekh-Han-Bwa ! Le destin, les dieux et des circonstances fortuites nous ont amené un nouveau petit condisciple, Tah-Lon. Accueillons-le avec les usages que nous ont apportés la civilisation en marche: J'INTERDIS QU'ON LE MANGE !
Dominique: Toto, ce qui me déplaît dans ton initiative, c'est que tu développes le sens de l'entreprise des gens et qu'en plus, tu leur évites des erreurs… Si on n'y prend pas garde, ils vont finir par ne plus être dans le besoin… Et moi, le besoin des autres, j'en ai fait une industrie… Sais-tu, Toto, qu'en s'y prenant bien, on peut conduire un affamé à céder bien des choses pour quelques ronds de carotte ?... des petits ronds !
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Achille Talon: Dites-moi, Lefuneste: êtes-vous
le dernier des couards ou le roi des hypocrites ?
Lefuneste: Remerciez-moi, sot ! Sans le témoignage des pleutres vivants, on ignorerait fatalement tout de la mort des héros, et personne ne subsisterait pour écrire les manuels d'histoire ou prononcer les épitaphes ! Vous serez bien content de m'avoir pour spectateur le jour où vous vous ferez trucider !
Papa Talon: Je ne connais que trois immoralités authentiques: le fisc, la prohibition, et la grosse Lulu qui habitait Toulon quand j'avais vingt ans.
Achille Talon: J'AI TROUVÉ !!!
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Papa Talon: Une longue expérience m'a démontré que le mariage, pourtant classique, de l'obscurantisme et de l'autorité donne rarement pour fruit une compréhension lumineuse des problèmes de la vie… Partagez-vous cette impression ?
Papa Talon: Enfin, Lefuneste !!! Dites-moi que
je rêve ?!?... Qui est fou, ici, à la fin ? Eux, ou nous ?
Papa Talon: Il était convenu qu'en présence
d'une horreur absolue, nos chers malades retrouveraient subitement le sens des
vraies valeurs… Aurions-nous mal choisi ?
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Glainglin: Je reçois très peu, mais c'est comme le piano, ça ne s'oublie pas. Combien de sucres dans votre apéritif, Talon ?
Talon: Lamess, vous êtes un misérable !
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